Claude Flach

Claude FLACH peint l’humain.
Homme et Femme. Parfois distingués, parfois mêlés.
L’histoire humaine, qu’elle soit épique ou ordinaire, est une merveille.
Cette tentative d’arracher du sens à l’insensé, par le pouvoir de mouvements désordonnés ou médités est une prouesse, un dépassement, qui justifieraient les applaudissements des dieux s’ils n’étaient absents.
Il peint cette tentative.

Peintre, il travaille l’incompris toujours à prendre.
Il situe l’homme comme un funambule, équilibriste insensé qui croit en la réalité du fil.
Equilibriste légitime qui croit en la poussée du monde sur son épaule.
SKYWALKER

Jouer avec l’incompris pour trouver sa place.
Tout peut faire sens.
Se retenir de définir un sens primordial.
Peintre, il pose des filets à sens.
Et il travaille avec une joie païenne.
Il pense que la porte du Sacré ne peut être entr’ouverte que sous la poussée des forces barbares.

Il est dit quelque part que l’artiste – l’artiste de la vie – a entrevu dieu et le diable. Puis, les a oubliés.
L’artiste de la vie s’ennuie dans un monde tiède.
L’artiste est un destructeur avant d’être parfois créateur.
Et l’action de l’artiste trouve sa raison dans les brins de soleil et les éclats d’ombre rapportés.

Et si la démarche du peintre, nonobstant l’invention d’un monde était aussi de témoigner du monde, donc de toutes les existences ?

Peintre, il témoigne des gestes de l’humain.
Chaque geste, n’importe quel geste, pourvu qu’il soit signifiant de l’homme debout ou de l’homme à terre.
Il peint des corps lignes de vie.
Et il peint des âmes, des mouvements de l’âme exprimés par le corps.

Ses peintures se présentent comme des pierres rassemblées, racontant l’histoire humaine, ses envolés, ses chutes, son immobilité, avant qu’un autre mouvement ne s’élabore.
Mouvements de l’âme triste, joyeuse exubérance du corps.
Il peint l’homme chaloupé, l’homme tangué, l’homme dansé.
LEBENSTANZ.

Sa vie d’homme et sa pratique d’artiste sont reliées, mélangées. Il parle des Autres, donc de lui ; il parle de lui, donc des Autres. Il questionne nos destinées. Et comme nos destinées sont complexes !
Et comme nos âmes sont volatiles, toujours en mouvement, insaisissables…

L’âme de l’homme (dit GOETHE)
Est semblable à l’eau
C’est du ciel qu’elle vient
C’est au ciel qu’elle monte
Et il lui faut redescendre sur terre
En un changement éternel.

Belle danse à vous!
C’est le vœu profond de Claude Flach

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