Jef Gianadda

Jef Gianadda

À propos de mon travail…
Évoquer l’invisible, le subtil plutôt que donner – pour ne pas dire imposer – une image toute faite, prête à être « consommée ».
Je préfère suggérer… un univers, une atmosphère, une vibration, voire une énergie.
En ce sens, je privilégie le prêt-à-rêver au prêt-à-comprendre.
Court-circuiter le mental, le rationnel, le cognitif ; chez moi comme chez le spectateur, le « visiteur » (j’aime bien cette idée que l’autre « visite » une peinture ou une sculpture, la découvre, comme le ferait un voyageur d’une contrée inconnue).
Parasiter l’analyse au profit de l’émotion, de la sensation. Faire appel, sans détours, à l’intelligence… du cœur.
Toucher l’âme plutôt que le cerveau.
Cela permet ainsi au « visiteur », au lieu d’être passif, flatté par ce qui lui est familier et le rassure, de convoquer son imaginaire et plonger dans son propre monde intérieur, de l’explorer – en fonction de son histoire personnelle, de ses expériences, croyances et, surtout, de son ouverture au mystère, car je suis persuadé qu’il faut être prêt à se laisser surprendre pour vivre un saisissement esthétique, pour accueillir la beauté, étant entendu que le beau n’est pas forcément toujours l’agréable.
Dès lors, si ce que ce spectateur-visiteur-aventurier ressent crée un émoi en lui, le trouble d’une manière ou d’une autre, c’est que la magie opère, que la rencontre – pour ne pas dire le miracle – a lieu.
Le temps s’arrête. Le silence prend place. On est appelé au-delà de la forme, de l’apparence, touchant au ciel, à l’essentiel.
Plus loin que le simple regard, on voit, on perçoit, je crois.
Mes peintures comme mes sculptures sont autant d’invitations à dépasser nos limitations pour mieux accueillir l’inconnu, l’occulte et l’inattendu escortés de leur cortège d’émerveillements.
Je travaille ainsi, sans aucune perspective ni autre intention de séduction. Quand ce que je propose trouve un écho chez l’autre, eh bien ! c’est alors que tout commence.

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