Nadja Lokschin

Nadja Lokschin ou l’art du bijou.
Nadja Lokschin voit le jour à Berne, en Suisse, le 9 juin 1954 avec le goût du Beau et de la Nature en héritage.
De sa mère, d’origine autrichienne, créatrice en haute couture et de son père, d’origine russe, un spécialiste en arts graphiques et peintre à ses heures.

Se destinant à l’aube de sa maturité à la création de décors de théâtre, sa rencontre avec l’artiste anglo-suisse, Charles Morgan, lui révèle les mystères de la bijouterie et sa véritable vocation tout à la fois. Celle qui réunit aptitudes innées et désir profond.

Vient l’écolage aux Arts Décoratifs en section bijouterie-joaillerie de Genève où Nadja acquiert l’expertise de la matière. Reste que la créativité de l’artiste est étouffée par le cadre et la rigidité.
Les encouragements de Charles Morgan et Sigmund Lokschin lui permettent d’arriver avec succès au bout du cursus en lui insufflant l’élan pour de nouvelles explorations.

C’est au contact d’un grand maître de la bijouterie-joaillerie suisse et internationale, Gilbert Albert, que la dimension créative de l’artiste va s’affirmer. L’audace du maître la stimule, éclate le cadre et son œil bienveillant apporte confiance et émulation.

Nadja prend son envol et ouvre son premier atelier en 1977.
Au même moment, les « hasards » de la vie l’impliquent dans la scénographie et la création d’accessoires pour le théâtre qui donnera la dimension onirique à ses bijoux.

Des bijoux au nom évocateur de Bijoux Sauvages, Bijoux de la Nature, Sculpture Bijoux.
Ode à Mère Nature, source première d’inspiration.

Témoignage d’un univers qui se prête aux jeux de l’imaginaire et des références aux cultures ancestrales.

Relier les matières et les idées. De leur différence, nait l’histoire. De leur complémentarité, nait l’objet. De leur beauté nait un bijou singulier, construction subtile d’une alliance improbable de matériaux précieux, graines, coques, champignons, os, coquillages, scarabées, plumes, argent, bronze, pierres précieuses jusqu’à l’étoffe qui parfois surgit et prend place dans la création.
L’alliance de l’oeuvre d’art et de l’objet à porter.

Nombreuses expositions personnelles et collectives en Suisse, notamment à Genève, Lausanne et Zurich, à Hong Kong et en Inde, à Madras, Bangalore et Auroville.
Chantal Geoffroy Bourne / 2018

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